Consultation régionale
intergouvernementale et des experts sur
l’établissement et l’harmonisation
de normes régionales de l’Afrique
pour l’amande et le beurre de karité
29 mai au 1 juin 2006
Hôtel Cresta Royale
Accra, Ghana
Avec la supervision technique du
Groupe intergouvernemental sur les oléagineux, les huiles
et les graisses (IGGOOF)
et le financement du Fonds commun pour les produits de base (CFC)
sous le Projet CFC/FIGOOF/23 (ProKarité):
Amélioration de la qualité des produits et de l’accès
au marché du beurre de karité provenant de l’Afrique
subsaharienne
| Partenaires pour la mise en œuvre
: |
Bureau ghanéen de normalisation (GSB)
Centre
mondiale de l’agroforesterie (ICRAF) |
| Institutions collaboratrices : |
Communauté économique des états
de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)
Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA)
Organisation régionale africaine de normalisation (ARSO)
Union africaine (UA) |
Résumé
Le projet proposé regroupera des décideurs politiques
et des services techniques nationaux, des institutions sous-régionales,
régionales et internationales pour développer et élaborer
une série de normes régionales harmonisées,
de qualité des produits de karité (amandes et beurre
de karité) provenant de l’Afrique subsaharienne.
Partenaires chargés de la mise en œuvre
Le Bureau ghanéen de normalisation (GSB) est
l’institution coordonnatrice désignée pour
le développement et l'harmonisation des normes régionales
sous la supervision de la Communauté économique des états
de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l'Organisation
régionale africaine de normalisation (ARSO).
Le Centre mondiale de l’agroforesterie (ICRAF) est
chargé du développement et de l'élaboration
de normes de qualité des produits de karité (amandes
et du beurre de karité) pour servir de base à l'établissement
d'un système de certification de produits crédible,
régionalement consistant et internationalement reconnu,
avec la supervision technique du Groupe
intergouvernemental sur les oléagineux, les huiles et les
graisses (IGGOOF) sous le financement du Fonds commun pour les
produits de base (CFC).
Chronogramme
La réunion proposée tire profit du cadre institutionnel établi
dans le cadre du projet No. CFC/FIGOOF/23 du Fonds commun pour
les produits de base, particulièrement d’une
réunion consultative régionale initiale et d’une
consultation des experts organisée par l’ICRAF à Bamako
en octobre 2004.Une revue intergouvernementale sous-régionale
a été organisée par l'Union économique
et monétaire ouest africaine (UEMOA) à Ouagadougou
en août 2005, avec la participation de l’ICRAF et du
Bureau ghanéen de normalisation (GSB).
Le projet proposé nécessitera une consultation de
trois jours des agences nationales de normalisation de 10 pays
membres de l’UEMOA et de la CEDEAO, à savoir :
le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Gambie,
le Ghana, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal
et le Togo.
La représentation des institutions internationales et régionales
inclura la participation de la FAO’ÄëIGGOOF, l’UNIDO. Les organisations
sous-régionales qui seront présentes sont la CEDEAO,
l’UEMOA, la Communauté économique des états
d’Afrique centrale (CEEAC), le Marché commun de l'Afrique
orientale et australe (COMESA), et les organisations régionales
ARSO et Union africaine.
Afin de faciliter la collaboration régionale, des observateurs
des pays producteurs d'Afrique centrale et orientale seront présents
(respectivement le Cameroun et l’Ouganda,). Des observateurs
du secteur privé prendront part, y compris les l'industries
internationales et les agences de certification impliquées
ou potentielles dans la certification des produits du karité.
Avant la réunion, l’ICRAF et le Bureau ghanéen
de normalisation vont :
- Collecter toutes les informations techniques existantes
sur la qualité des produits de karité dans les
16 pays producteurs : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte
d'Ivoire, Ethiopie, Ghana, Guinée, Mali, Niger, Nigeria,
Ouganda, République centrafricaine, Sénégal,
Soudan, Tchad et Togo ; et
- Mettre ces données existantes dans un format cohérent à partir
duquel un ensemble de normes régionales de qualité consistantes
et harmonisées des produits du karité seront développées.
Les résultats attendus à court terme de la réunion
incluent :
1. La mise en place d’un comité technique régional
constitué des membres des agences nationales de normalisation
représentées, par le biais des organisations sous’Äërégionales
(CEDEAO, UEMOA, CEEAC et COMESA) avec comme mandat de :
- Faire une large diffusion des projets de normes de l’amande
et du beurre de karité dans les pays producteurs par l’intermédiaire
des revues et de consultations publiques, avec la participation
directe du secteur privé et des industries nationales
et internationales afin d'évaluer et enregistrer les perspectives
d'une grande diversité de parties prenantes; et
- Etablir une base en fonction des résultats de cette
revue pour faire circulation aux niveaux national et international
(octobre à décembre 2006), consolidation (janvier
et février 2007) et faire une présentation aux
pays membres pour examen final de consolidation (mars 2007).
Comme susmentionné, les résultats de ce travail
seront présentés, examinés, discutés
et finalisés lors d’une deuxième consultation
régionale intergouvernementale qui aura lieu en mars 2007.
Représentation Institutionnelle
International
Fonds commun pour les produits de base (CFC)
Groupe intergouvernemental pour les graines oléagineuses,
huiles et graisses de l’Organisation des Nations Unies pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO-IGGOOF)
Organisation des Nations Unies pour le Développement Industrielle
(ONUDI)
International Centre for Research in Agroforestry / World Agroforestry
Centre (ICRAF)
Régional
Union Africaine (AU)
Organisation régionale africaine de normalisation (ARSO)
Bureau Régional pour l’Afrique, Organisation des Nations
Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO-RAF)
Régional
Communauté économique des états de l’Afrique
de l’Ouest (CEDEAO)
Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA)
Communauté économique des états d'Afrique
Centrale (CEEAC)
Common Market of Eastern and Southern Africa (COMESA)
National
Centre Béninois de Normalisation et de Gestion de Qualité (CEBENOR),
Bénin
Direction de la Normalisation et de la Promotion de la Qualité (FASONORM),
Burkina Faso
Cellule de la Normalisation et de la Qualité (CCNQ), Cameroun
Côte d'Ivoire Normalisation (CODINORM), Côte d'Ivoire
Centre National de Recherche Agronomiques (CNRA), Côte d'Ivoire
Ghana Standards Board (GSB), Ghana
Direction Générale de l'Institut de Normalisation
et de Métrologie, Guinée
Direction Nationale des Industries (DNI), Mali
Standards Organization of Nigeria (SON), Nigeria
Association Sénégalaise de Normalisation (ASN), Sénégal
Service Normalisation, Togo
Uganda National Bureau of Standards (UNBS), Uganda
Agences de Certification
ECOCERT
Naturland
Grolink
FLO
IFOAM
ISEAL
AgroEco
CERES
Ugocert
Secteur Privé
Aarhus Oliefabrik (Danemark)
Loders Croklaan (Pays Bas)
L’Occitane (France)
Max Havelaar (France)
Fuji Oils Europe (Belgique)
Kassardjian Industries Ltd. (Ghana and Benin)
FLUDOR SA (Bénin)
SN SITEC (Burkina Faso)
Nyoto SA (Togo)
Contexte
Produits du karité : qualité et perspectives
commerciales
Le karité (Vitellaria paradoxa, syn. Butyrospermum
paradoxum) est une ressource alimentaire et économique
de grande importance dans 16 pays de l'Afrique subsaharienne.
Malheureusement, les aspects de qualité des produits,
et le manque de normes et de standards communs à l'intérieur
et entre les pays producteurs et au niveau international, limitent
considérablement le développement de cette importante
ressource.
Bien que 70 pour-cent environ des amandes de karité récoltées
chaque année en Afrique soient consommés dans les
foyers sous forme du beurre de karité, une proportion significative
de la récolte annuelle est actuellement sous-utilisée
en raison de problèmes de gestion de la ressource, de contraintes
de transport et par la rentabilité limitée pour les
producteurs primaires de l’amande de karité et les
producteurs ruraux du beurre de karité.
Le beurre de karité produit, actuellement, par des méthodes
artisanales appropriées aux zones de production rurales
reste fortement variable en termes de qualité. Les problèmes
du contrôle de la qualité des produits, peu fiable
et inconsistant, limitent considérablement les options de
marché des producteurs primaires dans la zone du karité ainsi
que la rentabilité de la transformation du karité au
niveau du village. Bien que les principaux importateurs industriels
des amandes du karité déclarent qu'ils préféreraient,
en principe, importer plus du beurre de karité directement
des producteurs africains, les problèmes persistants du
contrôle de la qualité ont considérablement
contraint les avancées vers cet objectif, et ont eu comme
conséquence des prix bas et des profits réduits pour
les producteurs primaires.
Au delà du choix de la technologie de transformation, la
qualité est en avant tout une question de gestion, qui est
mieux prise en compte par des programmes de formation de vulgarisation
rurale efficace couvrant le traitement post-récolte, l'extraction
et le traitement post-extraction.
Alors que la qualité du produit final (beurre de karité)
est en grande partie déterminée par la qualité de
la matière première – qui, à son tour,
dépend fondamentalement du temps et de l'attention investis
par le producteur primaire – pour améliorer la qualité du
produit sur une base soutenable à long terme, les conditions
du marché doivent permettre une rémunération
juste aux producteurs et aux transformateurs, principalement sur
la base de la qualité du produit. La rentabilité de
la transformation du karité pour le producteur primaire
doit être renforcée et augmentée afin de fournir
une incitation économique à l'investissement en temps
du producteur pour que ce dernier puise faire face aux aspects
techniques de la production qui déterminent la qualité du
produit, renforcer le contrôle de la qualité du produit
pendant le traitement et soutenir le système de certification
du produit à partir du niveau local (du producteur).
Bien que les produits du karité de qualité supérieure
peuvent commander (et parfois ils le font) des prix plus élevés à tous
les niveaux du marché, il n'y a eu aucun système
consistant par lequel la qualité et les autres aspects du
produit (tels que l'origine) peuvent être déterminées
de façon sûre et crédible au bénéfice
des importateurs et des autres utilisateurs industriels. L'incertitude
et le manque de transparence le long de la chaîne d'approvisionnement
ont eu tendance à perpétuer une structure de marché basée
sur la faible qualité du produit et des recettes minimales
aux producteurs.
CFC/FIGOOF/23 : Certification
des produits améliorés
du karité en Afrique
Le Projet d'appui technique à filière karité ou
Projet ProKarité), CFC/FIGOOF/23 (Amélioration
de la qualité du produit et de l'accès au marché du
beurre de karité provenant de l'Afrique subsaharienne) a été lancée
par le Fonds commun pour les produits de base (CFC), une institution
financière intergouvernementale existant dans le cadre des
Nations Unies, en tant que moyen pour améliorer les niveaux
de développement socioéconomique et de vie des producteurs
primaires de l’amande et du beurre de karité en Afrique.
Avec l'appui additionnel du gouvernement néerlandais et
l’appui technique du Groupe intergouvernemental sur les oléagineux,
les huiles et les graisses de l'Organisation des Nations Unies
pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Projet ProKarité est
actuellement mis en œuvre par le Centre mondiale de l’agroforesterie
(ICRAF).
A partir de la zone pilote du projet : Sénégal,
Mali, Burkina Faso et Niger, ProKarité fournira
une plateforme à partir de laquelle l’ICRAF engagera
la participation et la collaboration des institutions et des individus
de la zone africaine du karité, comprenant 16 pays allant
du Sénégal à l’Ethiopie en passant par
l’Ouganda.
Un premier objectif du Projet ProKarité est
d'établir un consensus régional et international
sur les questions de la qualité des produits du karité,
avec référence à la fois à l’amande
et au beurre de karité, comme base pour améliorer
la traçabilité le long de la chaîne d'approvisionnement.
A cet égard, le projet a noué un dialogue avec les
acheteurs industriels des amandes du karité les plus importants
et travaille à consolider les partenariats techniques d'intérêt
mutuel pour l'industrie et les producteurs, afin de développer
et élaborer des paramètres, catégories et
normes communs de qualité du produit pour l’amande
et le beurre de karité, en étroite collaboration
avec les institutions parties prenantes régionales et l'industrie
internationale.
Sur la base de la recherche appliquée aux méthodes
de transformation post’Äërécolte qui déterminent la
qualité du produit, le projet développe des programmes
de formation pour augmenter la valeur ajoutée des produits
par une plus grande qualité des produits, des techniques
de traitement améliorées, l'utilisation et l'entretien
d'équipements de traitement améliorés et les “meilleures
pratiques” de production du beurre de karité, de la
récolte au conditionnement. D'autres programmes de
formation, qui seront organisés en partenariat avec les
institutions nationales et les organisations à base communautaire,
renforceront les capacités productives et professionnelles
ainsi que les compétences techniques et de gestion des producteurs
ruraux et des associations de commercialisation des producteurs
ruraux.
Pour servir les producteurs primaires et les transformateurs ruraux
de l’amande et du beurre de karité dans la zone de
karité africaine, le projet travaille à établir
un réseau régional des praticiens, des producteurs
et groupes de producteurs, pour soutenir les organisations.
Réunion consultative régionale
Du 6 au 8 octobre 2004, l’ICRAF a accueilli une réunion
consultative régionale afin de parvenir à un consensus
régional sur les principales questions techniques de la
qualité des produits du karité, et établir
une base sur laquelle un système de certification régional
des produits peut être établi. L'atelier a fourni
un cadre par lequel les préoccupations et les exigences
des utilisateurs industriels des produits du karité peuvent être
internalisés, et des actions efficaces et concertées
prises au niveau régional au profit des pays producteurs
et de la filière du karité dans son ensemble.
Les participants à la réunion comprenaient des représentants
des institutions nationales concernées par la qualité et
le commerce des produits, dont les instituts nationaux de recherche
appliquée (institutions des SNRA), les agences nationales
de normalisation, les ministères de l'industrie et les chambres
de commerce.
Les seize pays suivants étaient représentés à la
réunion : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte
d'Ivoire, Ethiopie, Ghana, Mali, Niger, Nigeria, Ouganda, République
centrafricaine, Sénégal, Soudan, Tchad et Togo. En
plus des représentants des institutions techniques et des
organismes gouvernementaux, des praticiens provenant des associations
nationales de commercialisation (de producteurs) et l’industrie
nationale et internationale y ont également participé.
La réunion consultative régionale a passé en
revue les principaux thèmes du centre d’intérêt
du projet, afin que les problèmes, les préoccupations
et les contraintes techniques communs puissent être identifiés,
accordés des priorités et ciblés pour des
solutions. Des paramètres et des techniques d'analyse, des
catégories et des normes de produits communs ont été discutés
et adoptés à l'appui du système régional
de certification des produits à établir par le biais
du projet.
En résumé, la réunion consultative régionale était
un moyen pour faire :
- l’inventaire et la consolidation de l’expérience
régionale afin de concentrer, de façon plus efficace
(et efficiente), les ressources du projet sur les questions essentielles
dont aucun programme régional/national ne s’est
déjà occupé ;
- l’identification des principales institutions régionales à engager
dans la collaboration, et l’échange d'informations
techniques et commerciales sur les produits du karité ;
- l’identification des questions clés communes aux
pays producteurs, et
- le développement d’un cadre pour l'établissement
d'un programme crédible et efficace de certification des
produits, prenant en compte des paramètres harmonisés
et consistants, des méthodes analytiques et des méthodologies.
Après la présentation des conclusions et des recommandations
des groupes de travail, et avant la clôture de la réunion,
les “résolutions” suivantes ont été proposées
par les participants afin de récapituler les résultats
de l'atelier, bien qu'il n'y ait pas eu suffisamment de temps pour
les examiner adéquatement ni pour passer à leur vote :
- Les parties prenantes de la filière karité doivent être
organisées, d'abord au niveau national, puis au niveau
régional ; l’ICRAF est mandaté pour
faciliter ce processus, au moins au niveau régional.
- Des normes régionales harmonisées pour la qualité des
produits du karité devraient être développées
et élaborées, sur la base des conditions des
utilisateurs (acheteurs) des amandes et du beurre de karité.
- La certification des produits du karité doit commencer
par une “traçabilité” accrue le long
de la chaîne d'approvisionnement, en commençant
par la documentation sur l'origine des amandes de karité.
- Des échanges commerciaux régionaux des produits
du karité devraient être facilités en favorisant
des politiques et une législation incitatrices, en particulier
en ce qui concerne les règlements douaniers pour les
produits en transit.
- Une base de données de toutes les caractéristiques
de la ressource karité devrait être élaborée,
mise à jour et rendue disponible à toutes les
parties prenantes.
- L'accréditation internationale des laboratoires nationaux
devrait être poursuivie en tant que moyen pour renforcer
la crédibilité analytique régionale au
niveau international.
- Les transformateurs de karité devraient bénéficier
d’un appui technique concernant les conditions spécifiques
de qualité des produits des différents marchés
pour ces produits du karité.
- Un ensemble de procédures standard d'opération
(SOP) devrait être développé afin de définir
(et faire la publicité des producteurs et des transformateurs)
des compensations pour la qualité et des avantages au
niveau du prix qui découlent du temps supplémentaire
et des efforts investis dans la qualité des produits.
- Un inventaire technique de la ressource karité, comprenant
la production et les données de transformation et de
marché, devrait être compilé pour chacun
des 16 pays producteurs de karité ; cette information
devrait être compilée dans le cadre du Réseau
karité, et rendu disponible par le biais du site web,
devant être maintenu initialement par l’ICRAF.
Développement de normes UEMOA
Tirant profit des résultats de la réunion consultative
régionale, l’ICRAF a initié une association
technique avec l'Union économique et monétaire de
l'Afrique de l’Ouest (UEMOA), un regroupement sous-régional
des 8 pays suivants : Bénin, Burkina Faso, Côte
d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal
et Togo, afin de proposer, développer et harmoniser les
normes sous-régionales de qualité des produits du
karité.
Durant les mois de mai et juin 2005, l’ICRAF a apporté son
appui au développement d’une norme de qualité du
beurre de karité non raffiné, à la fois pour
la nature relativement toute technique de la tâche (par rapport à l’amande
de karité) et afin d’établir un système
de classement du beurre de karité non raffiné sur
la base d’une gamme de qualités devant être évaluées
conformément à un éventail de prix correspondants
(ce qui n’est pas actuellement le cas).
Le nouveau système de classement de la qualité des
produits fournira aux producteurs de karité des pays de
l’UEMOA une incitation économique pour investir en
temps et efforts supplémentaires dans les étapes
critiques de traitement post-récolte indispensables pour
obtenir une qualité des produits améliorées
et uniformes pour satisfaire les besoins du marché.
En conséquence, le chef du projet national ProKarité du
Burkina Faso, Dr Brehima Diawara, a été requis
avec son assistant, Dr Ganou Leguet, et Mme Mame Mbodj Sine
Ndiaye de l'Agence sénégalaise de normalisation (ASN) à travailler
avec le coordonnateur du projet et Dr Steve Maranz, un post-doctorant
de l’ICRAF et spécialiste de la chimie des produits
du karité, pour développer un projet de norme UEMOA
du beurre de karité non raffiné. La norme a été présentée
au Secrétariat de l'UEMOA en juin pour être distribuée
pour examen à toutes les agences de normalisation de l'UEMOA.
Du 29 au 31 août, l’UEMOA a convié, à une
réunion à Ouagadougou, les délégués
de chacune des agences de normalisation des pays de l'UEMOA, chacun
d’eux avec un homologue du secteur privé ou
des SNRA conformément aux recommandations du projet. Au
delà de l'appui financier (très substantiel) de l'UEMOA à cette
réunion, le projet a contribué des fonds pour faire
participer un groupe de parties prenantes plus important dans la
revue, comprenant notamment un représentant officiel du
Bureau ghanéen de normalisation (GSB), Mme Prudence Asamoah-Bonti,
responsable du développement des normes agroalimentaires.
Une interprétation simultanée complète a été fournie
par le projet afin d'assurer une participation effective de Mme
Asamoah-Bonti.
Au delà de la prééminence incontestée
(même informelle) du Ghana en tant que fournisseur de produits
du karité à l'industrie internationale, le GSB est
l'institution de coordination désignée chargée
du développement et de l'harmonisation des normes de qualité des
produits pour la CEDEAO et l'Union africaine par le biais de l’Organisation
régionale africaine de normalisation (ARSO) et de l'Union
africaine.
Ainsi, afin de développer des normes véritablement
régionales (et donc internationales) pour les produits du
karité, l’ICRAF et le GSB travailleront ensemble en
collaboration avec les agences nationales de normalisation, les
institutions sous-régionales, régionales et internationales
afin d'établir une norme complète CEDEAO et ARSO
du beurre de karité non raffiné basée sur
la norme UEMO, et développer une norme CEDEAO et ARSO de
l’amande de karité en collaboration avec l’UEMOA.
Ce processus s’achèvera par une consultation régionale
et intergouvernementale complète pour finaliser les normes
régionales pour chacun des 16 pays producteurs durant le
mois de mars 2007.
Le Bureau ghanéen de normalisation (GSB) entreprend actuellement
un revue nationale de la norme du beurre de karité du Ghana,
pour inclure un système de classement des produits semblable à celui
qui a été développé par l’UEMOA
pour le beurre de karité non raffiné. Le GSB travaille également à l’établissement
d’un projet de norme nationale de l’amande de karité devant
servir de base pour l'élaboration sous-régionale
et régionale.
En attendant, l’ICRAF, par le biais du projet ProKarité, travaille à consolider
les résultats de sa recherche appliquée sur les méthodes
de transformation et la qualité des produits afin de définir
un ensemble de procédures opérationnelles standard
qui permettront aux transformateurs ruraux du beurre de karité d’obtenir
des produits de qualité standard conformes au nouveau système
de classement développé et établi comme une
composante de la norme UEMOA du beurre de karité non raffiné,
et mettra en place un système de gestion de la production
pour renforcer les capacités des groupes de producteurs
ruraux à répondre aux exigences de qualité des
marchés nationaux, régionaux et internationaux.
Au niveau régional, le projet continuera sa recherche collaborative
appliquée sur les paramètres chimiques des produits
du karité afin de définir les caractéristiques
des provenances spécifiques du karité par origine.
Les résultats de cette étude seront mis en ligne,
pour un accès public, dans la base de données Vitellaria, à l’adresse
suivante :
http://www.prokarite.org/vitellaria-dbase/index.html
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Pour une plus ample information sur la Consultation régionale
intergouvernementale et des Expert sur l’établissement
et l’harmonisation des normes régionales africaines
de l’amande et du beurre de karité, veuillez contacter :
Prudence Asamoah-Bonti
Scientific Officer – Food and Agriculture Standards
Ghana Standards Board (GSB)
Tél. +233 244 361 848
Email: dencycal@yahoo.com
Eliot Masters
Coordonnateur du Projet, ProKarité
Fonds commun pour les produits de base (CFC) projet CFC/FIGOOF/23
Centre mondiale de l’agroforesterie (ICRAF)
BP 320 Bamako, MALI
Tél. +223 606 0503
Tél. +254 733 729 612
Fax +223 222 8683
Email : e.masters@cgiar.org
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